Stéphanie, l’expressive, Port-Barcarès

Stéphanie, l’expressive, Port-Barcarès

Originaire des Haute-Pyrénées, Stéphanie est représentative des « afegits » (les « ajoutés » en catalan). Ce sont ces personnes qui ne sont pas catalanes d’origine, mais qui de part leurs expériences sont amenées à vivre en pays catalan et surtout à s’immiscer dans la culture catalane pour y adhérer complètement.
Elle a suivi le parcours classique: elle est tout d’abord venue pour des vacances, puis est tombée amoureuse des catalans et de leur mentalité et a fini par s’y installer définitivement. C’est pour cette raison que nous ne parlons pas d’étrangers mais d’ « afegits » beaucoup plus adapté et accueillant.

Que pouvez-vous nous dire de la région?

À l’origine je viens des Hautes-Pyrénées. Au début je venais passer mes vacances dans les Pyrénées-Orientales pour profiter du beau temps. Finalement, j’en suis tombée amoureuse, amoureuse surtout de la mentalité des catalans qui composent ce territoire. La diversité des choses à faire dans ce département est également extraordinaire. Au début nous y venions pour la plage et le soleil, mais finalement ce n’est pas pour ces raisons que nous revenons pour y vivre.

Qu’est ce qui vous plaît particulièrement chez les catalans?

C’est surtout leur attachement aux valeurs et aux traditions, l’importance qu’ils témoignent pour défendre leur culture comme par exemple lors de l’appellation de la nouvelle région « Occitanie ». Il est vrai qu’historiquement les Pyrénées-Orientales ne font pas partie de cette région. Ainsi, afin de rappeler leur attachement à la culture catalane, de nombreux villages ont décidé de mentionner leur appartenance au pays catalan à leurs entrées.
Je me souviens également du premier Noël que j’ai passé dans le département. J’ai eu la chance d’être accueillie par des catalans qui m’ont fait partager leur façon de célébrer Noël. La tradition de « El Cagà tio » m’a particulièrement marqué. Il s’agit d’une petite bûche de bois recouverte d’un drap léger que le surnomme « bûche de merde ». Le soir de Noël, nous ordonnons à la bûche, en lui tapotant dessus, de nous « chier » (c’est bien ce mot qui est mentionné traditionnellement et non un mot plus « propre ») un cadeau. Ce-dernier est tout simplement un petit cadeau qui est traditionnellement partagé en famille par la suite. Cette façon de faire m’a énormément touché car il s’agissait d’un vrai moment de convivialité partagé par différentes générations. J’ai vraiment eu la chance d’être accueillie par des personnes exceptionnelles qui m’ont fait découvrir leur culture que je ne connaissais pas.

Que pensez-vous du projet B-Holidays ?

Elle va permettre de diversifier la clientèle et peut-être de faire venir un peu plus de personnes étrangères pour leur faire découvrir notre territoire. Justement, faire découvrir les racines de la région est très intéressant et cela ne peut-être que positif pour l’économie locale.